Quel produit anti-moustiques choisir ?

Ça gratte et ça démange de manière irrésistible… Les piqûres de moustiques, on s’en passerait ! Un répulsif cutané permet d’éloigner ces petits agresseurs et de se protéger efficacement.

Rien de plus désagréable que les petits boutons rouges qui démangent. La solution ? L’application d’un répulsif cutané.

Ces derniers repoussent aussi les aoûtats, les guêpes et les abeilles et, à un degré moindre, les tiques. Si vous partez dans une zone à risque, faites le point avec un médecin pour y associer d’autres moyens de protection.

Les moustiques sont vecteurs de maladies infectieuses graves (paludisme, dengue, chikungunya), pour lesquelles il n’existe pas de vaccins.

Y a-t-il des produits plus efficaces que d’autres contre les moustiques ?

Quatre molécules bénéficient d’un avis favorable des autorités de santé. Le DEET, répulsif cutané de référence utilisé depuis plus de 50 ans, l’icaridine (ou KBR 3023), l’IR 35/35 et le citriodora, un répulsif naturel extrait d’une variété d’eucalyptus.

L’IR 35/35 est le seul à pouvoir être utilisé chez la femme enceinte et les enfants de moins de 30 mois chez qui cette molécule est employée à des concentrations plus faibles, avec en contrepartie une efficacité moindre. Attention, des concentrations inférieures à 20 % peuvent avoir un effet attractif sur les moustiques !

Quand faut-il l’appliquer ?

Les moustiques européens et ceux vecteurs du paludisme piquent le soir et la nuit, ceux responsables de la dengue et du chikungunya préfèrent la journée. La durée d’action des produits dépend des conditions climatiques, de la transpira- tion… En zone à risque, ne pas hésiter à renouveler les applications.

Quelles précautions prendre ?

Chez les enfants de moins de 30 mois et les femmes enceintes, jamais plus de deux ou trois applications par jour. Être précautionneux sur le visage et les mains des enfants pour écarter tout risque d’ingestion.

Bon à savoir également, appliquer toujours une crème solaire 20 minutes avant le répulsif pour qu’elle ne gêne pas son action. En cas d’utilisation du DEET, prévoir un indice de protection élevée car cette molécule diminue l’efficacité des crèmes solaires qui lui sont associées. Elle peut aussi détériorer les matières plastiques (lunettes, montres).

Les autres moyens de défense

Les diffuseurs électriques (tablettes, liquides) sont utiles dans les habitations. Leur efficacité dépend de la dimension de la pièce : selon les marques, la protection est garantie jusqu’à 20 ou 30 mètres.

Il est important de ne pas utiliser ces dispositifs dans une pièce confinée. D’où l’utilité d’aérer la pièce… sans laisser constamment grand ouvert (surtout en zone à risque).

Les bracelets, patchs ou dispositifs à clipper (Pharmavoyage, Moustifluid, Parakito…) offrent un rayon d’action d’un mètre. Plus on s’éloigne de la source de diffusion, plus l’efficacité diminue. Il faut donc bien choisir leur emplacement. Ils peuvent être utilisés à proximité des bébés, mais jamais au contact de leur peau.

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