La mise en valeur du jardin

Mettre le jardin en valeur et plus encore aménager un terrain inculte, en opérant avec assez de prudence pour être assuré d’un certain effet.

Chaque plante détient tout naturellement un certain pouvoir d’adaptation, au sol, à l’exposition qui lui sont offerts, selon la nature qui l’entour et le climat mais il faut bien admettre qu’elle ne peut pas vivre dans n’importe quelles conditions.

Pour toutes les espèces et variétés, il faut se dire que si la plupart d’entre elles sont accommodantes, plusieurs autres témoignent d’exigences particulières qui réclament un milieu approprié à leur développement normal.

Avoir un jardin de qualité

Les caractéristiques habituelles des plantes vivaces permettent de compter sur la rusticité des plantations et sur leur durée, mais bien que ces qualités soient appréciables il faut envisager aussi d’autres éléments fort importants : le tracé du jardin, son caractère, la saison pendant laquelle il enchante le promeneur…sont des sujets de réflexion qui méritent un examen approfondi.

Un détail qui a son importance : l’utilisation de piquets, de tuteurs pour
soutenir la végétation de certaines vivaces dont le port est par trop diffus. Cela se limite en réalité à un petit nombre de plantes comme les Delphinium, car les autres se contentent quelquefois, pas toujours, de supports beaucoup plus discrets.

Pour que les vivaces poussent sans difficulté

Il arrive que la culture de plantes réputées « faciles à vivre » ne donne pas de bons résultats, ce qui étonne grandement les amateurs. Cette croissance difficile est presque toujours due au fait que la plantation est trop dense, trop serrée, au point que les touffes s’entassent dans un espace très restreint.

On cherchait jadis à masser un grand nombre de variétés dans une plate-bande herbacée adossée à un mur ou à une haie : l’entretien de cette bordure vivace, assez conventionnelle, est considérée aujourd’hui comme très difficile.

Dans une plantation aussi dense les plantes les plus élevées ont tendance à en recouvrir d’autres, moins favorisées au point de vue de l’ensoleillement, de sorte que ces dernières allongent exagérément leurs tiges trop minces et trop étiolées.

Plus une plate-bande vivace paraît étroite, lorsqu’on la compare à la hauteur de la haie qui en constitue la toile de fond, ou par rapport au développement des touffes les plus élevées, plus son agencement semble
artificiel au point de friser parfois le mauvais goût.

De toute manière, les mixed-borders trop étroites sont toujours une source de difficultés quand on veut les entretenir convenablement.

Un choix judicieux

Il faut d’ailleurs admettre qu’il existe des jardins exigus dont la surface rectangulaire habituelle tend elle-même à imiter une plate-bande appuyée à une haie ou à une palissade.

Ces dernières, délimitent le jardin dont le centre est occupé par une pelouse. Lorsqu’il n’est vraiment pas possible de modifier un tel état de choses, il est » toujours souhaitable de diminuer les soucis causés par la bordure herbacée.

Il faut tout d’abord choisir très soigneusement les plantes vivaces, qu’elles soient mélangées ou non, avec des arbustes.

Faut-il souligner qu’une très grande partie des vivaces peut être associée avec les arbustes d’ornement. La gamme des espèces pérennes est extrêmement étendue, certaines d’entre elles forment un tapis sur le sol, d’autres apportent des notes de couleur très vives qui deviennent un élément d’attraction fort appréciable lorsque les arbustes sont défleuris.

La clé du succès

Comment réussir son jardin : quels sont les nombreux emplois qui conviennent aux vivaces ainsi que leurs particularités de végétation… voilà plusieurs thèmes qui seront détaillés un peu plus loin, mais il faut indiquer dès maintenant comment il convient d’utiliser la diversité des vivaces pour les mettre en valeur le mieux possible.  La meilleure méthode consiste probablement à les assembler en « par-terres » isolés au milieu du gazon : ce sont des « îles vivaces » qui sont très différentes de la mixed-conventionnelle border appuyée à un mur, à une haie ou à une palissade.

L’« île » se rapproche beaucoup plus des conditions naturelles convenant à la plante qui profite ainsi de la libre circulation de l’air et des bienfaits de la lumière.

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