Cosmétique : les bienfaits des fruits

De la couleur, des parfums à mettre l’eau à la bouche, voici les nouveaux cosmétiques aux fruits de l’été. Soit une corbeille entière d’effets bienfaisants pour la peau.

Les cosmétiques aux fruits

Envie de saveurs goûteuses, de couleurs vitaminées ? Evoquant la tentation, la fraîcheur, la santé, les fruits attirent, c’est inscrit dans leurs gènes ! « Les fruits sont faits pour être mangés, explique Jean-Marie Peltp président de l’Institut européen d’écologie, leur finalité première est d’attirer l’oiseau ou l’animal qui transpoptera et disséminera leurs graines pour que l’arbre puisse se reproduire. »

Immobilisé au sol, le végétal a dû élaborer cette stratégie de diffusion de l’espèce. Dans cette stratégie, les polyphénols – qui entrent dans la composition de nos crèmes comme antioxydants — jouent un rôle clé. Parmi eux, les anthocyanes (dugrec anthos, « fleur » et kua-nos, ‘bleu sombre ») donnent leur couleur rouge à la pomme, aux cerises, aux framboises : rouge, pour mieux attirer les oiseaux

Les molécules d’autodéfense

De même, pour la couleur rouge orangé des caroténoïdes de l’abricot. Délicats mais exposés, les fruits ont aussi mis au point tout un arsenal de molécules d’autodéfense pour se protéger des rayons UV, des stress climatiques, des parasites, des prédateurs. Ce sont ces molécules que nous récupérons pour notre compte. Soit dans notre assiette, soit dans nos cosmétiques.

Des actifs dont la richesse nutritionnelle est d’autant plus grande, rappelle Jean-Marie Pelt que les plantes puisent leur nourriture dans un sol de qualité. « Un fruit a besoin d’une trentaine d’éléments, minéraux et oligoéléments, pour pouvoir effectuer correctement son métabolisme : les phosphales, par exemple, sont utiles pour la synthèse de son ADN… »

Vous imaginez le moelleux de la mangue ou le sucré de la pêche, mais les formulateurs préparent quant à eux une « cuisine » à base de lipides, de glucides, de minéraux d’acides et à base de molécules plus complexes comme les polyphénols, les tanins, les enzymes etc. : tout ce qu’il faut pour nourrir et protéger les cellules de notre peau.

Extraits de la pulpe, du noyau, des pépins ou du jus, ils sont soit formulés à l’ancienne, soit préparés selon de nouvelles recettes : celles de la haute technologie. On les utilise alors non seulement comme matière première nutritive, mais aussi pour leur capacité de communication cellulaire. Les cellules (végétales comme cutanées) échangent en effet des
messages chimiques pour maintenir leur cohésion donc préserver leur fermeté.

En travaillant sur la chimie du vieillissement des plantes et sur le pommier en particulier, nous avons mis en valeur des minisucres issus de la pectine, les oligosides, précise Jacques Fromageot, directeur du Centre de recherche en cosmétique végétale Yves Rocher, des molécule; infimes mais essentielles à la survie de l’arbre.

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