Comprendre et traiter le cancer du sein triple négatif

Le cancer du sein triple négatif est un sous-type de cancer du sein cliniquement négatif pour l’expression des récepteurs d’œstrogènes et de progestérone (ER/PR) et de la protéine HER2. Elle se caractérise par son profil moléculaire unique, son comportement agressif, ses formes métastatiques distinctes et l’absence de traitements ciblés.

Bien qu’ils ne soient pas synonymes, la majorité des cancers du sein triple négatif portent le profil moléculaire “basal-like” sur les réseaux d’expression génétique. La majorité des cancers du sein associés au gène BRCA1 sont tri-négatifs et de type basal ; la mesure dans laquelle la voie BRCA1 contribue au comportement des cancers du sein sporadiques de type basal est un domaine de recherche active.

Les études épidémiologiques illustrent une prévalence élevée de cancers du sein triple négatif chez les jeunes femmes et les femmes d’origine africaine. De plus en plus de preuves suggèrent que le profil des facteurs de risque diffère entre ce sous-type et les sous-types luminaux les plus courants.

Bien qu’elle soit sensible à la chimiothérapie, une rechute précoce est fréquente et une prédisposition aux métastases viscérales, y compris les métastases cérébrales, est observée. Des agents ciblés, dont le récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR), le facteur de croissance vasculaire endothélial (VEGF) et les inhibiteurs de poly(ADP-ribose) polymérase (PARP), font actuellement l’objet d’essais cliniques et sont prometteurs dans le traitement de cette maladie agressive.

En 2008, on estime que plus d’un million de femmes dans le monde recevront un diagnostic de cancer du sein, dont 172 695 seront classées comme “triple négatif”. Le phénotype triple négatif englobe un sous-type de tumeur du sein qui est cliniquement négatif pour l’expression des récepteurs d’œstrogène et de progestérone (ER et PR) et qui ne présente pas de surexpression de la protéine HER2, avec des implications pronostiques et thérapeutiques uniques.

Au cours de la dernière décennie, notre compréhension et notre traitement du cancer du sein ont subi une métamorphose, passant d’une approche généralement homogène à une vision plus sophistiquée guidée par l’analyse de l’expression génétique.

Image result for le cancer du sein triple négatif

De multiples études ont identifié de façon reproductible les sous-types intrinsèques du cancer du sein, qui comprennent plusieurs sous-types luminaux caractérisés par l’expression de gènes liés aux récepteurs hormonaux, et deux sous-types négatifs aux récepteurs hormonaux – le sous-type HER2 positif/ER négatif et le sous-type “basal-like”. Contrairement aux sous-types luminaux, le sous-type basal-like est caractérisé par une faible expression des gènes ER- et HER2 apparentés et est cliniquement généralement, mais pas toujours, ER/PR négatif et sans surexpression HER2, constituant ainsi le phénotype “triple négatif”.

De nombreuses études ont démontré que les sous-types intrinsèques varient selon le pronostic, avec des résultats inférieurs entre les deux sous-groupes négatifs aux récepteurs hormonaux comparativement aux sous-types luminaux[3,4], et qu’ils peuvent aussi différer de façon importante. Des études récentes suggèrent que les patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif présentent une incidence élevée de métastases viscérales, y compris de métastases cérébrales. Ce scénario difficile sur le plan clinique est un domaine de recherche fertile.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *